Docks Art Fair 2015 // Solo Show Guillaume Treppoz

10.09.2015

 

A l'occasion de cette nouvelle édition du salon Docks Art Fair, la galerie Henri Chartier a le plaisir de vous accueillir sur le Stand 9 avec les tous derniers travaux de l'artiste Guillaume Treppoz, Paysages.

N'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez une invitation pour le vernissage du mercredi 9 septembre.

L'accrochage de la foire est ouverte au public jusqu'au 4 octobre - mercredi au dimanche 11h 18h.

Docks Art Fair 2015 – GL EVENT Pavillon 8, 59 quai Rambaud 69002 Lyon

http://docksartfair.com/2015/fr/

 

Paysages contre Guano

       Alexandre, douze ans, mon petit voisin, affirme avec douceur : Excuse- moi de te dire ça Guillaume mais ton tableau ça me fait vraiment penser à du caca de pigeon !                                                             

Guano ! Un beau titre que voilà à la sonorité exotique et guerrière…, un titre qui conviendrait bien à mes derniers travaux. « Guano », pour évoquer ces curieux amalgames de fientes nacrées dont le temps est principal maitre d’œuvre, « Guano », pour signifier que la peinture bien souvent est affaire d’édifiantes et patientes sécrétions. Mais « Guano » était le titre d’une belle série de Judith Reigl dans les années soixante !  Qu’à cela ne tienne, je me console en me disant que « Guano »,  bien qu’en dépit de la nature intrinsèquement informelle du mot,  aurait éclairé mon travail de façon unidirectionnelle lui conférant presque une dimension restrictivement  narrative qui ne me convient pas. Puisque que ce travail c’est aussi :          

La paroi de la grotte, le rocher basculé où ça grouille drôlement, la mer qui se retire et se livre, la charogne que nous vîmes, mon âme, les concrétions calcites des vieux murs, les remous du fleuve descendu, les madrépores des jardins coralliens, la cartographie aérienne d’un désert de pierre, les connexions neuronales, des bactéries au kilo, l’espace intersidéral, l’éviscération d’un poulpe… Tant et tant de choses encore qui dansent la ronde effrénée de mes rêveries en boucle. Tant de choses significatives de la vie à l’œuvre et de la mort en action. Pour toutes ces choses c’est très placidement que j’appellerai mes dernières peintures Paysages. C’est sobre, c’est juste, c’est classique. Francis Tuzet, un ami, me dit un jour avec un petit sourire : Tu es le chaînon manquant entre le ver de terre et l’ordinateur, un temps interloqué, je pris vite cela pour un beau compliment.

Guillaume Treppoz, août 2015